Les zoos sont-ils seulement des lieux de divertissement ?

Sensibilisation du public

Chaque année de part le monde, les jardins zoologiques reçoivent plus de 700 millions de personnes soit presque une personne sur dix (source WAZA). Ce chiffre impressionnant fait de la visite d'un parc animalier une activité très fréquente. L'affluence dépasse la fréquentation des stades et des musées ! Certains parcs animaliers en France dépassent le million de visiteurs par an et il semble que l'engouement pour les parcs zoologiques augmentent constamment.

Ainsi les parcs animaliers sont au premier plan pour mener des campagnes de sensibilisation au public. Ces actions sont mis en place au travers de supports pédagogiques, d'atelier pour les scolaires, de nourrissage commentés et autres visites guidées. 

Expertise en biologie

Les jardins zoologiques sont aussi d'importants terrains de recherche pour des milliers d'étudiants et de chercheurs en éthologie, biologie de la conservation ou médecine vétérinaire.

S'il est parfois hasardeux de mener des études dans le milieu naturel, les jardins zoologiques offrent aux équipes de recherche, la possibilité d'étudier une grande diversité d'espèces animales. 

Ces recherches peuvent être ensuite appliquées à des actions en faveur de soins ou de protection d'animaux sauvages. Car la protection efficace d'une espèce passe par une connaissance étendue de sa biologie.

Acteurs de la conservation in-situ et ex-situ

Chaque année, les parcs animaliers financent des programmes de conservation in-situ, c'est à dire des programmes impliqués sur le terrain, à hauteur de 350 millions de dollar ! 

Eulemur coronatus

Mais ils sont également de plus en plus nombreux à s'impliquer dans la conservation en captivité d'espèces menacées de disparition. Les établissements participent à cette mission en rejoignant et en collaborant au travers de programme de reproduction. On parle alors de programme de conservation ex-situ. Ces programmes sont placés sous la responsabilité d'associations internationales comme l'AZA ou l'EAZA.

En France, la réglementation rend obligatoire le versement d'aide financière à des actions de conservation in-situ. Ainsi tous les établissements français participent - en fonction de leurs moyens propres - à soutenir l'action de biologistes sur le terrain.

L'action du soigneur animalier

Le soigneur animalier contribue à plusieurs niveaux à l'effort de conservation. Tout d'abord en appliquant des protocoles d'élevage, élaborés par des spécialistes, il permet la maintenance dans de bonnes conditions et la naissance d'animaux d'espèces menacées, et ainsi le renforcement des populations captives. Cette occupation du soigneur animalier est très importante car chaque naissance augmente les chances de succès d'un programme de conservation.

De plus le soigneur animalier est le relai, auprès des visiteurs, des actions entreprises par son établissement et par les parcs zoologiques en général. Il informe le public sur les actions menées, au sujet des naissances importantes et sur les transferts d'animaux en provenance ou vers d'autres établissements. Et de manière plus globale, sur le rôle des parcs animaliers à notre époque.

Lors de la visite de chercheurs, d'étudiants ou de stagiaires qui viennent mener des recherches, le soigneur animalier facilite le travail de ces derniers tout en garantissant la sécurité de tous et en évitant le stress pour les animaux. Il peut mettre en place des séances d'entrainement - training - pour que les animaux se montrent plus coopérants vis à vis des scientifiques.

Le soigneur animalier travaille aussi à améliorer constamment les conditions de captivité des animaux dont il a la charge. Il peut faire partie d'une association professionnelle et participer à des formations pour actualiser ses connaissances et formater de nouvelles compétences.

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